Autres dimensions


Qu'elle est cette autre dimension? C'est ce qui nous relit les uns aux autres, et tout ce qui existe dans notre monde et les autres mondes. Cela s’appelle l'espace, ou le vide. Quand on dit que tout est Un, le tout est Un est relié par l'espace.

ECKHART TOLLE: LA TRANSFORMATION DE LA CONSCIENCE



Eckhart Tolle
Explorons ensemble quelques-uns des grands mystères de l’existence humaine. Ces choses auxquelles les adultes ne portent plus d’attention, et sur lesquelles ils ne posent plus de questions. Seuls les enfants le font encore. Alors que nous sommes assis ici attentifs aux paroles, nous réalisons qu’il y a une autre dimension que celle des mots.                                                                                                                              

Quelle est cette autre dimension? On pourrait dire que c’est le simple espace de silence. Lorsque la parole émerge, vous entendez les mots et en même temps, une partie de votre attention se porte aussi sur les espaces silencieux, ou encore sur l’arrière-plan silencieux. C’est très simple. Il s’agit seulement de remarquer qu’en dehors des mots, il y a une immobilité intérieure.

 

Et quelque chose d’étrange se produit quand vous percevez le silence, ce qui signifie prêter attention au silence. Une chose étrange vous traverse à ce moment-là qui est: dans cet acte de perception du silence, l’activité mentale, c’est-à-dire le flot des pensées, cesse durant ce moment ou votre attention se porte sur le silence. Pour un moment le flot des pensées s’arrête, pendant que vous écoutez le silence. Cette écoute constitue l’accès à une nouvelle dimension de la conscience, à laquelle la plupart des gens ne sont pas attentifs. L’arrêt du flot des pensées devient possible sans aucune perte de conscience. Et durant ce moment de perception, d’écoute de cette dimension du silence, vous êtes entièrement présent dans ce moment, vous habitez entièrement ce moment, étant en lui totalement. 

 

C’est la raison pour laquelle nous sommes ici, pour accéder à cette dimension intérieure, pour aller au-delà du flot continu des pensées avec lesquelles la plupart des gens s’identifient complètement en tant qu’eux même: "moi, le moi". Le soi est dans chaque pensée, sans distanciation et ceci constitue l’état d’absence. Mais ici nous entrons dans l’état de présence

 

Autrement, vous êtes entièrement piégé par le conditionnement du mental, avec tous ses schémas, ses connaissances accumulées, ses expériences et son passé. Quand vous êtes totalement confondu avec cela, vous mimez le récit que vous vous faites dans le mental. Il n’y a aucune liberté en cela. 

 

Donc la possibilité de vivre dans un état de conscience différent de celui dit normal, s’offre à vous. Donc vous aurez sûrement déjà remarqué qu’ici, pendant cette conférence, votre esprit, votre mental pensant n’est ni nourri, ni stimulé. Et si vous êtes assis ici, tout en étant encore complètement identifié au flot de vos pensées, vous ressentez déjà qu’une certaine agitation, une impatience, et un mécontentement est en train de vous envahir. Et votre mental pensant, de dire: "et de quoi parle-t-il? Je ne comprends rien". En fait il ne dit pas grand-chose. 

 

Parce que le mental pensant et le sens du soi qui naît avec l’identification au mental conditionné, ce sens du soi entièrement fabriqué par le mental est toujours à la recherche du plus qu’il pourrait ajouter à lui-même. Ainsi, il sera à la recherche de nouvelles idées à accumuler, de nouvelles croyances: maintenant je sais ce en quoi je crois! Ou peut-être de nouvelles émotions qui deviendront des expériences. 

Et donc il ne trouve pas satisfaction ici, car son mental pensant ne reçoit pas la nourriture qu’il désire, celle qu’il veut s’approprier pour se sentir un peu plus gros quand vous sortirez d’ici, avec la sensation d’avoir ajouté quelque chose à ce moi. Cela vient du fait que le sens du soi est fondé sur "moi", mon histoire et mon passé 

Qu’est-ce que vous vous demandez quand les gens vous demandent qui êtes-vous? L’identité qu’ils vous donnent avec une grande conviction, "je suis John Smith", ne peut pas être mise en doute. Puis ils vous raconteront ce qu’ils font pour gagner leur vie. Et s’ils ont suffisamment de temps, ils vous raconteront une courte ou longue histoire. Et ceci est l’histoire de "moi". Puis la personne vous parlera aussi des rôles qu’il ou elle joue dans le monde, convaincue de ce qu’il ou elle est: "je suis mère de trois enfants, je suis comptable, je suis au chômage, j’ai réussi dans la vie". Sa petite identité conceptuelle, les idées qu’il ou elle a dans la tête.

 

Bien sûr nous avons tous un rôle à jouer dans la vie, mais de croire que nous sommes que cela, s’y être identifié, constitue une terrible prison, un esclavage. Vous pouvez remplir ce rôle sans croire que c’est ce que vous êtes. Vous pouvez remplir votre rôle de mère, sans que cette idée occupe entièrement votre esprit. Autrement, vous serez une mère pour le restant de vos jours et vos enfants resteront des enfants pour vous. Vous penserez avoir toujours raison et vous leur dicterez leur conduite. Vous serez emprisonné dans ce rôle. Le monde est rempli de gens piégés dans le rôle que la société leur a attribué, leurs rôles conditionnés, qui sont des structures mentales. Un rôle n’étant rien d’autre que certaine forme mentale. Des conceptions de l’esprit, des pensées. Donc c’est un autre aspect de l’identification au contenu du mental. 

 

Et ce sens de l’identité personnelle "moi", qui est issu de l’identification au contenu du mental, n’est jamais à l’aise, ni accompli pendant bien longtemps. Pas pour longtemps. Ce moi vis dans un état de "pas assez". Un autre sentiment accompagne cet état "je ne suis pas encore complet, je n’ai pas encore réussi, j’ai besoin d’être chez moi, j’ai besoin de plus de grandir dans le sentiment d’être moi-même". Et chez beaucoup de gens, l’histoire du moi semble avoir été un accomplissement, même si ce n’est qu’en surface. Et notre culture nous dit souvent que les gens célèbres ont réussi, en apparence, et cela vous donne l’illusion de pouvoir parvenir à l’accomplissement du sens du soi, fondé sur une histoire. Ce serait la fin heureuse. Si vous rencontrez des célébrités ou des gens riches, vous vous rendrez compte qu’ils sont dans le même état d’esprit que n’importe qui. Ils n’ont pas l’impression d’être accomplis, ils ressentent la peur, un mécontentement et un sentiment de manque alors qu’ils ont tout. Ce que je vous dis ressemble à de mauvaises nouvelles, comme si vous n’aviez pas la moindre chance de réussir en cette vie ci. 

 

Maintenant, s’il vous reste assez de temps, ce sens du soi aura l’impression qu’il vous reste suffisamment de temps pour vous réaliser, "j’ai encore 40 ou 50 ans devant moi", et c’est probablement suffisant pour compléter l’histoire de "moi". Et faire en sorte qu’elle se termine bien. Donc on ne se rend pas compte que ce mécontentement, ce malheur, ce moi problématique qu’on connaît en direct, ne sont pas un problème personnel, mais une construction inhérente à la structure du mental. C’est un dysfonctionnement structurel et non un dysfonctionnement basé sur le contenu du mental. 

 

Et chaque sens du moi, avec sa propre histoire, sait que cette histoire n’a pas tout à fait tourné de la manière dont elle aurait dû. Les choses ne se sont pas déroulées de la façon dont elles étaient censées se dérouler. Et donc vous commencez à croire que vous pouvez vous accomplir avec le temps. Mais à mesure que vous avancez en âge, vous vous rendez compte que l’accomplissement ne se produit toujours pas. Et que l’avenir se rétrécit. 

 

Que font alors beaucoup de personnes âgées, face à ce rétrécissement de leur avenir? Elles se tournent de plus en plus vers le passé. Au moins je peux me raccrocher à cela. Elles l'entretiennent en y pensant et en en parlant. Si leur identité fabriquée par le mental est de nature malheureuse et se fonde sur la plainte, car la vie les a tant maltraitées et a été injuste envers elles, très bien, c’est mieux que pas d’identité du tout. Et mieux vaut faire en sorte que cela continue. 

 

Donc de nombreuse personnes sont piégées dans un sens du moi très malheureux, avec à l’esprit des plaintes continuelles au sujet de la vie, les gens autour de moi, ce qu’ils me font, Dieu si il y a un Dieu. Peut-être croient-elles en Dieu? Ou alors ils diront "Dieu ne peut pas exister, regardez ce qu’il m’a fait". Une fois que vous êtes piégé dans une identité, elle devient rigide et vous la maintenez en y pensant, ainsi qu’en parlant à vous-même et aux autres. Vous ne voulez pas lâcher le moi, qu’importe combien il souffre. 

 

Donc si vous avez assez de temps, vous vous mettez en quête du plus qui comblerait le moi, une maison plus grande pour vous sentir plus en sécurité, quelque chose d’un peu plus important, une plus grosse voiture devrait faire la différence. Elle est plus grosse que celle des autres. Cette voiture devient alors une forme pensée. Ce n’est pas la voiture elle-même qui importe, car ce n’est que du métal, et dans quelques années ce sera un tas de rouille. Ce qui importe, c’est la forme pensée "voiture" qui contient le "moi". Ce moi c’est la forme pensée qui s’identifie à la forme pensée "voiture". Moi, voiture, c’est ce qui se passe. De plus s’il s’agit d’une grosse voiture, le moi, l’illusion du moi s’agrandit à travers cette forme pensée. 

 

Pour quelque temps. Mais peu après, cela ne satisfait plus vraiment le sens du soi, et il vous faut partir en quête d’une nouvelle chose, c’est vers ce plus que vous courrez continuellement afin de parachever le moi. C’est un besoin psychologique qui lui est inhérent. Tout le monde compte sur le moment suivant, le futur, car cela donne l’impression de pouvoir obtenir ce dont on a besoin pour compléter ce "moi". Et à ce moment-là leur vient l’idée d’une maison, d’une maison plus grande que la voiture. Alors surgit à nouveau la forme pensée du moi qui devient la forme pensée de ma maison, ma, mon. Ma, c’est une histoire triste et intéressante de dire "ma" ou "mon", "la mienne". Les enfants apprennent cela très tôt. C’est une de la première chose qu’ils apprennent. Cela marque le commencement du moi, du moi égocentrique, cela est à moi. 

 

Et donc cela constitue une idée qui se développe et la civilisation entière se focalise sur l’idée de posséder quelque chose, l’idée de propriété. Si vous examinez cela clairement, vous voyez que le fait de dire "je suis propriétaire de ceci, de cette table, de quoi d’autre que ce soit, de cette maison, de cette voiture dont on dit c’est la mienne"… Mais qu’est-ce que cela veut dire? C’est une histoire que vous êtes en train de vous raconter à ce sujet, une histoire qui devient une forme pensée. Supposons que vous soyez fou, vous compteriez peut-être cette histoire "je possède ce grand immeuble de bureaux de 20 étages". Vous passez chaque jour devant en vous disant "c’est à moi". Il est maintenant tout à fait possible que le reste de la société soit d’accord avec votre histoire et vous donne un morceau de papier pour reconnaître votre accord. Par contre, si vous croyez que vous possédez quelque chose, et que personne n’est d’accord avec vous, on vous prendra pour un fou. Mais si les gens sont d’accord, ils vous considéreront comme quelqu’un de riche. Cette richesse est importante car elle rend votre histoire plus imposante. Jusqu’à ce quelle redevienne triste. Ceci pour vous montrer quelle importance prennent les concepts dans votre vie. Ces concepts amènent les gens à vivre dans un sens de l’être conceptualisé, rien que des concepts mentaux. 

 

Dès que vous vous installez dans ce moi conceptualisé, vous vivez aussi dans une réalité conceptualisée, car vous percevez toute cette réalité à travers un être fabriqué par le mental "le moi". Et c’est ce qui donne cette compulsion à interpréter immédiatement et à cataloguer chaque expérience, chaque perception. Et ceux qui sont très habiles à cela, ceux qui savent rapidement cataloguer, analyser les choses, enregistrer l’information, la restituer, dissèquent les choses en tout petits segments, afin de les examiner, ou ceux qui s’y connaissent en concepts, on les qualifie d’intelligents. Et si vous êtes très doué pour disséquer de petits éléments de connaissance en encore de plus petits fragments, alors vous obtenez un doctorat. 

Si vous êtes allé à l’université, vous savez combien sont minuscules les fragments sur lesquels les gens effectuent leurs recherches. Et c’est cela la condition humaine. Et ce besoin du plus n’est pas seulement un besoin personnel, car ce sentiment de soi devient un sentiment collectif de soi, par l’intermédiaire des entreprises, des sociétés commerciales, des nations, des tribus, des organisations. Celles-ci sont toutes créées par ce moi conceptuel dont elles sont l’expression, une expression collective de cela. C’est facile à voir quand on considère une immense société commerciale et son aptitude à croître. Regardez par exemple l’effondrement récent d’Enron Corporation aux Etats-Unis: gigantesque! Et vous vous apercevez que la société entière était dominée par le besoin avide de "toujours plus". Et donc c’est facile de dire "regardez comme cette entreprise est corrompue". En fait elle n’est qu’un ego à grande échelle. 

 

Et le soi, cette entité, ne se préoccupe donc au fil de sa vie, que de deux choses importantes : la première, c’est le mouvement du désir, celui de vouloir plus, et la deuxième un mouvement de protection, "je ne veux rien perdre du peu que j’ai déjà". Ces deux mouvements sont "Vouloir" et "Avoir peur". Désir, peur. Les êtres humains évoluent entre les deux. L’origine des actions entreprises par le soi égocentrique est soit le désir avec le besoin d’avoir plus, soit la peur avec le besoin de protéger le moi. 

Chaque être humain est dans cet état d’esprit, son petit soi à la recherche de ce que je peux obtenir. Ou encore, cette personne représente-elle une menace pour moi ? Donc l’esprit humain regarde chaque personne qu’il rencontre avec les yeux de la peur et du désir. Et c’est comme cela que vivent les humains. Mais autre chose vient aggraver la situation aussi fabriquée par le mental. C’est d’avoir des frontières clairement délimitées et qui ne sont que pensées bien sûr. Des frontières entre moi et le reste du monde y compris les autres. Et avec cela vient le besoin toujours inconscient pour ce sens du moi, de se définir plus fortement par l’opposition. Le petit soi a besoin d’ennemis quelque part, car sans eux, le sentiment d’identité ne serait plus assez solide, et deviendrait changeant. 

 

Vous pouvez voir cela sur le plan collectif en observant comment les religions, les nations, les différentes églises et les tribus, aiment toutes leurs ennemis. Elles les aiment, non pas dans le sens que Jésus leur a enseigné, mais afin de définir et de renforcer leurs sentiments d’identité. 

 

Les chrétiens ont fait cela pendant longtemps, et certains le font encore. Les musulmans le font beaucoup ces temps-ci. Définir son identité à travers le fait d’avoir un ennemi, n’est pas spécifique à une religion, n’importe quelle religion s’y prête, les nations le font aussi. Qui seriez-vous sans un ennemi qui renforce tant le soi illusoire? Et sur le plan personnel, cela signifie que vous avez besoin de problèmes. Une fois encore c’est inconscient, et cela fait partie intégrante du mental. Nous connaissons tous des gens qui sont attachés à leurs problèmes, car c’est toujours plus facile de le voir chez les autres que chez soi! Donc l’identité de tant de gens, fondée avant tout sur une histoire, est basée sur une accumulation de problèmes et de conflits dans leur vie. Et quand vous leur demandez des nouvelles, ils vous racontent leurs problèmes. Si c’est cela la condition humaine, sur le plan personnel ou collectif, nous pouvons donc comprendre pourquoi l’histoire des êtres humains paraît si démente, folle. Lisez l’histoire du vingtième siècle, c’est un cauchemar. Et si vous regardez les nouvelles à la télévision ce soir, cela continue! Donc le monde que les êtres humains ont créé est une expression, une manifestation de leur état de conscience, ou plutôt de leur état d’inconscience. 

 

Nous voyons maintenant pourquoi l’histoire est ce qu’elle est, et ce depuis que l’homme a commencé à la consigner. Il y a un élément de dysfonctionnement ou de folie très fort dans le psychisme humain. Et tous les grands maîtres ont vu cela, le Bouddha, Jésus, les sages de l’Inde, tous ont observé ce dysfonctionnement énorme de la condition humaine. Le Bouddha l’a appelé souffrance, en disant que la condition humaine est un état de souffrance. Jésus l’a appelé "Péché". Bien sur ce mot a été souvent mal interprété. En Inde, ils appellent cela illusion. Tous ont observé cela et ils ont vu aussi qu’il y avait un moyen d’en sortir. 

 

Un état de conscience différent est possible pour l’humanité. Le Bouddha l’appelle "la fin de la souffrance". Jésus l’appelle "le salut ou le royaume des cieux". Dans les enseignements de l’Inde, on appelle cela "libération ou illumination". Enfin et bonne nouvelle… mais vous avez peut-être remarqué que de voir la condition humaine, telle qu’elle est déjà libérateur. Et c’est nécessaire, car s'il n’y a aucun changement dans l’état de conscience de l’homme, la planète et l’humanité ne survivront probablement pas plus de cent ans. Car ce dysfonctionnement est maintenant amplifié par les moyens scientifiques et la technologie. 

 

Pour la première fois, l’humanité se trouve confronté à la possibilité de provoquer sa propre extinction. Et c’est pourquoi aujourd’hui, un nouvel état de conscience doit émerger chez les êtres humains. Et c’est du fait de cette situation, qu’un nouvel état de conscience est en train d’apparaître. Maintenant que je suis en train d’ajouter une nouvelle idée à votre esprit, ce n’est pas ce que je veux faire. Certains d’entre vous me demanderont peut-être : comment savez-vous qu’un véritable changement est en train de se produire? Comment savez-vous cela? Cette réunion, ici même, fait partie de cette transformation de la conscience humaine. 

 

Nous arrivons donc maintenant au cœur du sujet: la possibilité d’une transformation de la conscience, celle qui est en train de se produire ici. Pourquoi? Comment? Comment nous sortir de milliers d’années de conditionnements? Et le petit soi de dire "Oh mais c’est très intéressant", "Oh oui; je veux me transformer" Et il ajoute: "dites m’en plus, expliquez-moi comment faire? Comment puis-je y parvenir?". En d’autres termes, une nouvelle image prend forme mentalement, celle de moi parvenant à un état de conscience, un idéal. 

 

Donc la grosse voiture n’a pas marché, la grande maison non plus, une position plus élevée dans la société n’a pas suffi à combler le moi, trois mariages n’y sont pas parvenu, ni des expériences, ni des voyages, ni un doctorat. Mais à présent il y a la possibilité d’ajouter au moi l’accomplissement ultime. Et c’est alors que vous devenez un chercheur spirituel! Et vous ne réalisez pas que c’est avec le même état d’esprit, le même besoin de plus et d’un avenir pour compléter le moi, qui est encore à l’œuvre.

 

Et puis après vingt ans de recherches, vous commencez à être un peu fatigué. Plusieurs fois vous avez vraiment pensé avoir trouvé. La grande expérience. Qui s’est soudainement évanouie dans le passé. Et alors vous êtes devenu quelqu’un qui, un jour, a eu une grande expérience. C’est mieux que rien. Vous pouvez en parler, y penser, vous sentir malheureux à ce sujet. Quelques années plus tard c’est devenu une habitude. Alors le soi fabriqué par le mental dit "dites-moi comment y arriver, quelques soit le temps qu’il faut. D’ailleurs, donnez-moi du temps et j’y arriverai". C’est ce que vous obtenez dans certains enseignements qui vous donnent satisfaction, et qui disent "il y a 12 étapes". Cela vous permet de savoir exactement où vous en êtes "j’en suis à la quatrième étape, et toi?" Donc certains enseignements comportent douze étapes et seul celui qui a atteint la treizième devient le chef du groupe. 

Donc le soi créé par le mental vit dans le temps. C’est le passé qui lui donne son identité et c’est le futur qui détient la possibilité de son accomplissement. Tout ceci est donc lié au temps. C’est pourquoi le sentiment de soi et le temps sont si importants et expliquent l’importance du temps dans notre civilisation. Le temps est quelque chose d’étrange. Il ne cesse de s’écouler et pourtant ce qu’on entend le plus à son sujet est "je n’ai pas le temps, je n’ai pas assez de temps". Il y a tellement de temps, il est partout le temps. Le temps est un mystère très étrange, un grand mystère. Il semble si réel. Personne ne peut le nier, puisque nous passons du temps ici. Vous passez du temps à venir ici. Et très bientôt ce sera terminé, car le temps passe et avant même de vous en rendre compte, vous rentrerez chez vous. Le temps passe! Vous ne pouvez arrêter l’animal, il vous entraîne avec lui. C’est comme si vous étiez dans un train express qui ne s’arrête jamais et que voyez le paysage défiler! Même notre réunion d’aujourd’hui qui pendant longtemps n’a été qu’un événement à venir qui va se rapprocher de nous: trois jours encore, puis deux, puis un jour, puis il est là, puis il passe! Ce n’est que cela, le train express est parti dans le passé en venant du futur. Il s’est lentement approché. Plus il était loin, plus il était lent, et soudain il arrive. Et avant que vous n’ayez réalisé ce qui se passe, il a déjà disparu. Tout est si éphémère. Avant que vous ne vous ayez rendu compte de quoi que ce soit, tout s’évanouit. C’est étrange! Il y avait un poète qui parlait du temps comme un feu qui nous consumerait tous et d’une certaine manière c’est vrai, car le feu ne laisse derrière lui que des cendres. Et c’est ce qui restera de nos corps. Consumés par le temps. 

 

A Noël, j’ai rendu visite à de vieux amis que je n’avais pas vu depuis longtemps. Et en les voyants j’ai d’abord pensé qu’ils devaient être malades. Et puis je me suis rendu compte que non, et que c’était le temps qui les avait rendu comme cela. Quelle horreur, c’est le temps qui vous a fait cela! Je n’ai pas dit cela mais… Le temps est donc quelque chose de bien étrange. Il semble que nous ne puissions pas y échapper et d’un autre côté, nous n’en avons jamais assez et il nous consume. Mais il y a encore quelque chose d’étrange: le temps, en réalité est à la fois passé et futur. C’est cela le temps. Mais le plus étrange, c’est qu’en fait vous ne vous trouvez jamais en présence ni du passé ni du futur. Jamais. Donc la chose étrange est que "maintenant" est toujours la seule chose qui soit. C’est toujours maintenant. 

Ainsi, bien que cela vous paraisse étrange, il ne vous ait jamais rien arrivé. Vous n’avez jamais rien fait ou vécu quoi que ce soit dans le passé. Ce qui vous est arrivé, quoi que ce puisse être, est obligatoirement dans le présent. Et comme le futur n’arrive jamais, bien sûr, quand il arrive, c’est maintenant! Ainsi, même quand on se rappelle du passé, le souvenir n’est qu’une trace de mémoire à laquelle nous prêtons attention "maintenant". Ce dont on se souvient, la forme pensée, ne peut surgir que "maintenant". Donc le souvenir doit donc se dérouler obligatoirement dans le maintenant. Vous ne pouvez jamais échapper à "maintenant". Nous réalisons cette chose étrange qu’en réalité, il n’y a ni passé, ni futur, ni avenir dans votre vie. Le futur est ce qu’on envisage "maintenant". Par conséquent, il n’y a pas de vie en dehors de "maintenant". Donc, et cela peut paraître paradoxal. D’un côté le temps semble très puissant, il semble très réel et paraît nous affecter. Et pourtant si vous y regardez de plus près, il est introuvable. En regardant le temps, tout ce qu’on y trouve, c’est l’instant présent. 

 

Alors, quelques soit les effets du temps sur le corps, si au bout du compte le temps n’est pas réel, et peut-être que le corps ne l’est pas non plus, et que tous deux sont deux aspects de la même illusion… Mais mettons ceci de côté pour l’instant. 

 

Et réalisons que notre vie entière se passe dans cet espace du maintenant. Elle n’a jamais été en dehors du maintenant et ne sera jamais en dehors du maintenant. Chose étrange, quand les gens sont piégés dans leur identité égocentrique fabriquée par le mental, tout ce qui compte pour eux est le passé ou l’avenir. Autrement dit, ils s’intéressent à tout sauf à ce qui est réel. 

 

Et ceci leur échappe presque continuellement. Et le moment présent est au mieux une marche qui leur permet d’atteindre le moment suivant. Et très souvent j’essaye d’échapper au moment présent, je résiste, je ne l’aime pas, je suis en route pour un autre lieu bien plus important, c’est le moment suivant. C’est là que je vais découvrir ce que je suis. Nous arrivons à une petite ouverture maintenant, une ouverture qui au début paraît très petite, et qui se situe au-delà du mental conditionné. Elle mène à la libération de milliers d’années de conditionnements au travers de l’accès au pouvoir qui réside caché dans le moment présent. 

 

On pourrait dire que la transformation de conscience qui s’opère ici, est de simplement découvrir une nouvelle relation avec maintenant. 

 

Une relation nouvelle avec maintenant. J‘ai parlé plus tôt du besoin que ressent le soi fabriqué par le mental, d’avoir des problèmes et des ennemis. Et on pourrait dire que le pire ennemi de ce soi fabriqué par le mental, est le maintenant. Les gens ne réalisent pas qu’ils ont fait du maintenant un ennemi. Mais la transformation de la conscience n’est pas quelque chose qui pourrait vous arriver à un moment donné de la vie. La transformation de la conscience consiste à simplement s’aligner sur ce moment présent. Et cela, vous ne pouvez le faire que maintenant. Est-il possible de vivre de cette manière? De telle sorte que vous accueillez ce moment, le seul qui soit à jamais, c’est toujours ce seul moment, il n’y a jamais que lui, c’est celui-là, quelques soit sa forme vous l’accueillez. 

 

Maintenant le petit moi dit "non cet instant présent ne me plait pas du tout, je veux y échapper, il ne participe pas à mon accomplissement. En fait c’est un obstacle aux buts que je voudrais atteindre, c’est un obstacle à mon histoire". C’est cela que représente le maintenant pour le moi. Et le petit moi renchérit "ce maintenant est en train de saboter ma vie, mon histoire". Voilà pourquoi j’ai besoin d’arriver au moment suivant. Vivre ainsi en résistance continuelle au maintenant constitue le dysfonctionnement structurel. La possibilité s’offre à nous maintenant de dire oui à ce moment, parce qu’il est, parce qu’il est constamment tel qu’il est. Et vous pourrez crier, hurler, vous plaindre, il restera tel qu’il est. Et le petit soi de dire "oui mais, je voudrais améliorer la condition du monde, je voudrais que le monde soit meilleur, ce moment est épouvantable, je ne veux pas accepter cette chose horrible". Alors vous prenez la fuite, vous fuyez ce moment. Que se passe-t-il alors? En vérité, dans la forme que prend ce moment, et celle-ci change continuellement, il y a l’espace du maintenant dans laquelle la forme apparaît, puis elle disparaît, mais en réalité elle demeure en tant qu’espace du maintenant. La forme s’étant évanouie, le mental projette le passé pour intégrer ce qui vient d’arriver, mais en réalité tout se passe dans l’espace du maintenant. Tout survient dans le maintenant, puis tout se modifie. Tout survient continuellement dans l’espace du maintenant. 

 

Il n’y a donc qu’un seul moment, qu’un seul maintenant, il ne vous quitte jamais, pas plusieurs moments, mais il y a plusieurs formes que ce moment peut prendre. Et quelques soit la forme que prend ce moment, quoi qu’il arrive, il ne s’agit pas d’un événement séparé, car il n’y a pas d’événements séparé. 

 

Nous savons grâce aux enseignements traditionnels et à la physique moderne, que tout est interconnecté, et qu’il n’y a pas d’entité ou d’événements séparés. Et cela veut dire que ce qui apparaît dans le maintenant, ce qui se passe dans le maintenant, est une expression de la totalité, et cela signifie qu’il ne pourrait en être autrement. Le cosmos (ordre) dans sa totalité a généré cela. D’où le caractère inévitable de la forme que ce moment peut prendre. Quand vous reconnaissez le caractère inéluctable de ce qui est, vous voyez alors la folie d’y résister. Car cette résistance ne fait que renforcer cette entité "moi". Elle renforce cette illusion. C’est pourquoi le petit moi aime faire du maintenant son ennemi. 

 

Et quand vous prenez conscience de cela, alors s’offre à vous la possibilité de vivre différemment. Et intérieurement, vous vous accordez au maintenant. Cela veut dire que vous permettez à ce moment d’être tel qu’il est. Le Bouddha a utilisé le mot "suchness", c’est à dire le fait que les choses sont telles quelles sont. Et le petit moi de dire "non, rien ne changera jamais, et vous resterez coincé dans cet insupportable maintenant pour le restant de vos jours". Mais il ne se rend pas compte qu’il a été coincé dans ses propres schémas mentaux toute sa vie. Quand vous permettez à ce moment d’être, vous lui dites oui, oui, ce oui, signifie la fin de milliers d’années de conditionnements collectifs. Le non au maintenant, la réaction, le non qui réagit à ce moment, à la forme que prend ce moment, renforce la forme psychologique du moi. 

 

Mais avec un oui, quelques soit la forme que prenne la situation, si vous lui apportez un oui, alors quelque chose d’étrange se produit. Vous pouvez dire que soudainement un espace se forme autour de ce qui arrive. Et l’espace intérieur émerge également, un sentiment de vastitude. Et ceci est l’émergence de la conscience inconditionnée. Et il y a une immense intelligence au sein de cette conscience inconditionnée. La conscience conditionnée, c’est le mental humain, qui n’est qu’un aspect partiel de cette immense intelligence "une". 

 

Donc quelque chose arrive, cela peut-être un défi qui survient à un moment donné de votre vie. La vie fait cela parfois. Cela se produit dans le champ du maintenant auquel vous ne résistez pas, mais à qui vous lui accordez simplement votre attention. Vous regardez cela. Cela apparaît et vous lui donnez simplement un flot continu d’attentions. Vous regardez. Et ceci est un changement énorme, la capacité à être simplement là, avec ce qui est dans cet état de vive attention. Et dans cet état de vive attention, une immense intelligence est à l’œuvre. 

 

Et si l’action est nécessaire, elle se produira et elle résultera non pas d’une résistance, mais de cette intelligence qui n’est rien d’autre que cet état de présence consciente. Il arrive souvent aussi qu’un facteur extérieur surgisse soudainement, ce que requiert une situation donnée. Par exemple un événement simultané. Etant maintenant connecté à cette intelligence une, qui n’est pas limitée à votre cerveau, vous pouvez donc maintenant accueillir la vie dans cet état d’ouverture quoiqu’il arrive, même si en surface les choses paraissent mauvaises. Il ne peut en être autrement, on ne peut pas discuter avec ce qui est, donc autant l’accueillir à bras ouverts. 

Mais, me direz-vous, n’y a-t-il pas dans la vie des situations épouvantables, des injustices, des violences, des gens commettant des choses atroces envers les autres… Etes-vous en train de me demander de ne rien faire? Observez ce qui se passe. Vous êtes là en tant qu’espace de l’intelligence inconditionnée. Mettez-vous dans une situation, non pas en tant que petite entité combative peureuse, en colère et qui voudrait créer un monde meilleur à partir de sa colère. 

 

Voyez par vous-même qu’un monde véritablement transformé ne peut naître que d’un état de conscience transformé. C’est tout ce que nous avons besoin de réaliser, comme je l’ai déjà souligné plus tôt, la possibilité d’accueillir tout ce qui se passe maintenant dans un état de "oui". 

 

Et soudainement le portail s’ouvre, laissant l’intelligence inconditionnée s’exprimer à travers vous et commencer à opérer dans votre vie. Vous êtes alors vécu par la vie. Alors vous pouvez vous promener, observer les choses, les laisser être totalement, que la compulsion de les cataloguer mentalement n’est plus là. Vous n’êtes donc plus coincé par les étiquettes, les concepts, les pensées. C’est cela, s’éveiller du rêve de la pensée. Cela ne veut pas dire que la pensée ne se produit plus, mais elle n’est reconnue comme n’étant que pensée. Vous la voyez pour ce qu’elle est? Le fait de voir, c’est la conscience inconditionnée. Ici nous ne pouvons que la désigner, au travers des mots, mais le véritable enseignement est de percevoir l’espace à partir duquel naissent les mots. Certains d’entre vous ont étudié le zen... de quoi cela parle-t-il? De ceci, du refus sans compromis de quitter "maintenant", sauf pour des questions pratiques: nous nous rencontrerons demain à telle heure? OK! Retour à maintenant, maintenant. 

 

Si on demande aux maîtres zen quel est le sens du zen, certains vous frappent, d’autres vous donnent des explications absurdes, mais… Il y avait un maître qui était devenu célèbre, car tout ce qu’il faisait, était de lever le doigt quand on lui demandait "Pouvez-vous nous expliquer le zen s’il vous plait?" Oui (en levant le doigt… puis long silence). Maintenant le dernier secret, le secret de maintenant, c’est de sentir ce maintenant directement, non pas en tant que ce qu’y s’y passe, mais en tant que le champ sous-jacent. Et alors vous réalisez que le "maintenant" n’est pas vraiment séparé de ce que vous êtes, parce que vous êtes ce champ de présence consciente. Différentes personnes ont utilisé différents mots pour le dire : c’est simplement "l’être té", la présence: je suis, mais je ne suis plus ceci ou cela.

 

Quelque part dans la bible, Dieu se définit lui-même quand on lui demande qui es-tu? Quel est ton nom? Dieu répond "je suis celui qui suis, je suis cela que je suis". Je suis, c’est l’essence de l’être

 

Ainsi, votre identité n’est plus cette petite histoire, mais ce champ, cet espace. Donc votre pratique spirituelle consiste simplement à dire "oui" au maintenant. Et souvent le vieux "non" refera surface, la vague de résistance à ce qui est. Alors que faites-vous? Vous remarquez cette vague de résistance et vous dîtes ho! , il y a un non. Et vous faîtes cela en tant qu’espace de la présence consciente. Néanmoins, vous vous souvenez quand même de vos rôles, et de votre passé. Ensuite vous devez continuellement vous ressaisir, quand vous vous retrouvez aspiré par les concepts, le moi conceptuel, et vous vous en rendez compte puisque vous devenez malheureux, et que vous souffrez, vous avez perdu le maintenant. Où est le maintenant? Mon passé, mon avenir…? Et tout d’un coup votre attention fait psitt… Ho… Il n’y a pas vraiment de problème ici, n’est-ce pas? Et puis vous vous perdez à nouveau, et un objet aspire votre attention. Donc il a un va et vient incessant, et de plus en plus vous marchez sur le fil étroit du "maintenant". Magnifique! 

 

Et là, nous retrouvons à nouveau le paradoxe du temps, je verrai certains d’entre vous dans ce qui ressemble à demain. Mais quand je serai avec vous ce ne sera pas demain bizarre non? 

Merci. 


Eckhart Tolle 
Conférence à Hambourg du 13 avril 2002 
Source: www.sergecar.club.fr
 

NEALE DONALD WALSCH: 1000 MOTS QUI PEUVENT TOUT CHANGER



Neale Donald Walsch: 1000 mots qui peuvent tout changer

Les milles mots suivants, en les adoptant et en agissant selon leurs principes, pourraient en l'espace d'une génération, tout changer sur Terre pour le meilleur. 
Vous pensez être terrorisé par autrui, mais en vérité vous l’êtes par vos propres croyances. L'expérience que vous avez de vous-même et de votre monde changera de façon spectaculaire si vous adoptez les Cinq Étapes vers la Paix: 

- Acceptez de reconnaître que certaines de vos anciennes croyances au sujet de Dieu et de la Vie ne fonctionnent plus. 

- Explorez la possibilité qu’il y a quelque chose que vous ne comprenez pas encore entièrement au sujet de Dieu et de la Vie, et qu’une telle compréhension changerait tout. 

- Déclarez que vous voulez que de nouvelles compréhensions sur Dieu et sur la Vie voient le jour maintenant, compréhensions qui pourraient conduire à une nouvelle façon de vivre sur cette planète. 

- Examinez courageusement ces nouvelles compréhensions et si elles sont conformes à vos propres vérités et connaissances intérieures, élargissez votre système de croyances pour les y intégrer.

 - Faites de votre vie l’expression de vos croyances les plus élevées, plutôt que de les nier.

Voici quelques Nouvelles Compréhensions que vous pourriez prendre en considération :

Nous ne faisons tous qu'Un. Tout ne fait qu’Un. Il n’y a que l’Un, et tout fait partie de cet Un. Cela signifie que vous êtes Divin. Vous n’êtes ni votre corps, ni votre mental, ni votre âme. Vous êtes une combinaison unique de ces trois éléments, incluant votre Totalité. Vous êtes une expression de la Divinité sur Terre.

Il y en a assez pour tout le monde. Il n’est donc pas nécessaire d’être en compétition, et encore moins de se battre, pour vos ressources. Tout ce que vous avez à faire, c’est partager. 

Vous n’avez aucune obligation. Vous ferez un grand nombre de choses, mais aucune par obligation. Dieu qui aime ne veut rien, n’a besoin de rien, n’exige rien, n’ordonne rien. 

* Dieu parle à tout le monde, tout le temps. La question n’est pas: À qui Dieu parle-t-il? La question est: Qui écoute? 

Il n’y a ni bien ni mal, il n’y a que ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas, compte tenu de ce que vous essayez d’accomplir. Le challenge de l'humanité est d'être d'accord sur ce que nous tentons d'accomplir, individuellement et en tant qu'espèce. 


* L'invitation la plus spectaculaire de la vie est de changer la conscience humaine d'une mentalité de victime-vilain et une mentalité de à moi-à toi  à une mentalité de gagnant-gagnant/à nous-à nous. Cela s'accomplira lorsque nous comprendrons notre vraie relation à l'autre et à Dieu. 

* Personne ne fait quoi que ce soit d’inapproprié, compte tenu de sa représentation du monde. C'est une déclaration importante qui identifie enfin la solution pour mettre un terme aux attitudes cruelles et autodestructrices de l'humanité. Changez les croyances qui forment la plupart des idées des gens au sujet de ce monde et la haine et la violence disparaîtront.

* Il n’existe ni enfer ni damnation éternelle. La mort n’existe pas. Ce que vous appelez "mort" est simplement un processus de Ré-Identification. 

* L'amour est tout ce qui est. (L’Espace et le Temps n’existent pas, il n’y a qu’Ici et Maintenant.) 

* Vous êtes le créateur de votre propre réalité, utilisant pour ce faire les Trois Instruments de toute Création: Pensée, Parole et Action. 

* Votre vie n'a rien à voir avec vous. C'est à propos de tous ceux dont vous touchez la vie et la façon dont vous la touchez. 

* Votre raison d'être est de vous recréer à nouveau dans la prochaine version la plus grande de la vision la plus élevée que vous n'ayez jamais eue de Qui Vous Êtes. 

* Dès l’instant où vous déclarerez quelque chose, tout ce qui lui est dissemblable se manifestera. C’est la Loi des Opposés, créant un champ contextuel au sein duquel ce que vous souhaitez exprimer peut être vécu. Comprendre cela vous permettra de répondre positivement aux événements les plus difficiles de la vie. 

* Toute vérité est subjective. À partir de ce principe, il y a cinq niveaux d’expression de la vérité. Dire à soi-même sa propre vérité sur soi-même. Se dire sa vérité au sujet de quelqu’un d’autre. Dire à l’autre sa vérité sur soi-même. Dire à quelqu’un d’autre sa vérité sur un autre. Dire sa vérité à tout le monde sur tout. Comprendre cela vous permettra de répondre positivement aux plus grands challenges de la vie. 

* Les Dix Illusions des Humains sont: le besoin existe, l’échec existe, la désunion existe, l’insuffisance existe, l’exigence existe, le jugement existe, la condamnation existe, la conditionnalité existe, la supériorité existe et l’ignorance existe. 

* Les Trois Concepts Essentiels d’une Vie Holistique sont: l’Honnêteté, la Conscience et la Responsabilité. Vivez conformément à ces préceptes et toute difficulté disparaîtra de votre vie.  

* La Vie fonctionne selon le paradigme Être-Faire-Avoir. La plupart des gens l’ont inversé, imaginant qu’il faudrait d’abord "avoir" pour "faire", et ainsi "être" ce qu’ils souhaitent devenir. Inverser ce processus est le moyen le plus rapide pour expérimenter la maîtrise du processus de la vie. 

* Il existe Trois Niveaux de Conscience: L’Espoir, la Foi et la Connaissance. Le troisième niveau donne accès à la paix intérieure. 

* Il existe Cinq Idées Fausses sur Dieu qui engendre des crises, de la violence, des meurtres et la guerre. Premièrement, l’idée selon laquelle Dieu a besoin de quelque chose. Deuxièmement, l’idée selon laquelle Dieu peut échoué à obtenir ce dont Dieu a besoin. Troisièmement, l’idée selon laquelle Dieu vous a séparé de Dieu parce que vous n'aviez pas donné à Dieu ce dont Dieu a besoin. Quatrièmement, l'idée que Dieu veut encore ce que Dieu veut  tellement, que Dieu exige de vous maintenant que vous le donniez à Dieu. Cinquièmement, l’idée que Dieu vous détruira si vous ne vous conformez pas aux exigences de Dieu. 

* Il existe également Cinq Idées Fausses sur la Vie qui, de même, engendre des crises, de la violence, des meurtres et la guerre. Premièrement, l’idée selon laquelle les êtres humains sont séparés les uns des autres. Deuxièmement, l’idée selon laquelle il n’y aurait pas en quantité suffisante ce dont les êtres humains ont besoin pour être heureux. Troisièmement, l’idée selon laquelle afin d'obtenir ce qui nous manque, nous, les êtres humains, devrions être en concurrence les uns avec les autres. Quatrièmement, l’idée selon laquelle certains êtres humains sont meilleurs que d’autres. Cinquièmement, l’idée selon laquelle il serait légitime que les êtres humains s’entre tue afin de résoudre les différences profondes résultant de toutes ces idées fausses. 

* Un Nouvel Évangile pourrait guérir toute la colère sur la Terre: Nous ne faisons tous qu'Un. Le nôtre n’est pas meilleur que les autres. Le nôtre est simplement une autre façon. 

Neale Donald Walsch

Rencontre étonnante entre Neale Donald Walsch et Eckhart Tolle

http://blogbug.filialise.com/conversation-avec-dieu/


27 leçons de vie à retenir d’Eckhart Tolle:

1. Le moment présent est le bien le plus précieux qui soit.

« Les gens ne réalisent pas que le moment présent est tout ce qui existe ; il n’y a pas de passé ou de futur, sauf en tant que souvenir ou anticipation dans votre esprit. »

« … Le passé vous donne une identité et l’avenir la promesse du salut,  de l’accomplissement sous toutes ses formes. Les deux sont des illusions. »

« Le temps n’est pas précieux du tout, parce que c’est une illusion. Ce que vous percevez comme précieux n’est pas le temps, mais le seul point qui est hors du temps : le moment présent. Effectivement,  il est très précieux. Plus vous êtes concentré sur le temps, passé et futur, plus vous manquez le moment présent, la chose la plus précieuse qui soit. »

« Ne laissez pas un monde fou vous dire que le succès est autre chose qu’un moment présent couronné de succès. »

« La plupart des humains ne sont jamais pleinement présents dans le moment présent, parce qu’inconsciemment, ils croient que le moment suivant sera certainement plus important que celui-ci., Mais alors vous ratez votre vie entière, qui n’est plus jamais le moment présent. »

« Dès que vous honorez le moment présent, tout malheur et tout combat disparaissent, et la vie se met à couler dans la joie et la facilité. Lorsque vous agissez sur la prise de conscience du moment présent, tout ce que vous faites s’imprègne d’un sentiment de qualité, d’attention et d’amour, même l’action la plus simple. »

2. Où que vous soyez, soyez-y totalement.

«  Où que vous soyez, soyez-y totalement. Si vous trouvez votre ici et maintenant intolérable et qu’il vous rend malheureux, trois possibilités s’offrent à vous : vous retirez de la situation, la changer ou l’accepter totalement. Si vous voulez assumer la responsabilité de votre vie, vous devez choisir l’une de ces trois options, et tout de suite.  Puis, acceptez en les conséquences . Sans excuses. Sans négativité. Sans pollution psychique. Gardez votre espace intérieur dégagé. »

3. Dites toujours « oui » au moment présent.

« Superficiellement, l’acceptation peut  ressembler à de la passivité. En réalité, elle est active et créative du fait qu’elle amène quelque chose d’entièrement nouveau en ce monde. Cette fréquence vibratoire subtile de paix est la conscience. »

« Acceptez, puis agissez. Peu importe ce que le moment présent contient, acceptez-le comme si vous l’aviez choisi. Allez toujours dans son sens, pas contre lui. »

« Dites toujours « oui » au moment présent. Qu’y aurait-il de plus futile, de plus insensé, que de créer une résistance interne à ce qui est déjà ? Qu’est-ce qui pourrait être plus fou que de s’opposer à la vie elle-même, qui est maintenant et toujours maintenant ? Abandonnez-vous à ce qui est. Dites « oui » à la vie, et, vous la verrez soudainement commencer à fonctionner pour vous plutôt que contre vous. »

4. La vie vous donnera toutes les expériences qui seront utiles pour l’évolution de votre conscience.

« La vie vous donnera toutes les expériences qui seront utiles pour l’évolution de votre conscience. Comment savoir que c’est l’expérience dont vous avez besoin ? Parce que c’est l’expérience que vous rencontrez en ce moment. »

5. Ne prenez pas la vie trop au sérieux.

« La vie n’est pas aussi grave que ce que l’esprit laisse paraître. »

6. Vous ne trouverez pas l’amour à l’extérieur de vous.

« L’amour est un état. L’amour n’est pas à l’extérieur, mais au plus profond de vous. Il est en vous et indissociable de vous à tout jamais. »

7. Plus vous vous attardez sur des choses négatives, plus votre esprit devient obsédé par des choses négatives.

« Les gens ont tendance à s’attarder davantage sur les choses négatives que sur les bonnes choses ? Donc l’esprit devient obsédé par des choses négatives, des jugements, de la culpabilité et de l’anxiété à cause de l’avenir et ainsi de suite. »

8. Lorsque vous vous plaignez, vous vous placez en victime.

« Se plaindre est toujours la non-acceptation de ce qui est. Invariablement, cela porte une charge négative inconsciente. Lorsque vous vous plaignez, vous vous placez en victime. Laissez la situation ou acceptez là. Tout le reste est de la folie.»

9. Il y a un équilibre délicat entre honorer le passé et se perdre dedans.

« Il y a un équilibre délicat entre honorer le passé et se perdre dedans. Par exemple, vous pouvez reconnaître et apprendre des erreurs que vous faites, puis vous recentrez sur le présent. Cela s’appelle vous pardonner. »

10. Lâcher prise nécessite de la force et beaucoup de courage.

« Parfois, lâcher prise est un acte plus puissant que se défendre ou s’accrocher. »

« Certains changements vous sembleront négatifs en apparence, mais vous vous rendrez vite compte que cet espace est créé dans votre vie pour que quelque chose de nouveau émerge. »

11. Vous êtes un être humain pas un être façonné.

« Dans la course actuelle, nous pensons tous trop, cherchons trop, voulons trop, et oublions la joie de simplement Être. »

12. Renoncez à vous définir, que ce soit à vous ou aux autres.

« Vous vous limitez en vous définissant par la pensée. »

« Renoncez à vous définir, que ce soit à vous ou aux autres. Vous n’en mourrez pas. Au contraire, vous reviendrez à la vie. Et ne vous préoccupez pas de la façon dont les autres vous définissent. Quand ils le font, ils se limitent eux-mêmes. C’est donc leur problème. Chaque fois que vous interagissez avec des gens, ne soyez pas là principalement comme une fonction ou un rôle, mais comme un champ de Présence consciente. Vous pouvez seulement perdre quelque chose que vous avez, mais vous ne pouvez pas perdre quelque chose que vous êtes. »

« Une fois que vous vous êtes identifié à une forme quelconque de négativité, vous ne voulez pas vous en départir et, à un niveau inconscient profond, vous ne désirez aucun changement positif, puisque cela menacerait votre identité de personne déprimée, en colère, ou traitée injustement. Par conséquent, vous ignorerez, nierez, ou saboterez ce qui est positif dans votre vie. C’est là un phénomène très commun. C’est également dément. »

13. Vous êtes plus que votre esprit.

« À un niveau plus profond, vous êtes déjà complet. Lorsque vous le réalisez, il y a une énergie joyeuse derrière ce que vous faites. »

« Vous connaître comme étant l’Être derrière le penseur, le calme derrière le parasitage du mental, l’amour et la joie derrière la souffrance, c’est cela la liberté, le salut, l’illumination ».

« L’ennui, la colère, la tristesse ou la peur ne sont pas « à vous »; ils n’ont rien de personnel. Ce sont des états d’esprit. Ils vont et viennent. »

« La liberté commence quand vous prenez conscience que vous n’êtes pas cette entité, c’est-à-dire le penseur. En sachant cela, vous pouvez alors surveiller cette entité. Dès l’instant où vous vous mettez à observer le penseur, un niveau plus élevé de conscience est activé. »

14. Il n’y a pas d’ego là où il y a un amour vrai.

« Une relation véritable en est une qui n’est pas dominée par l’ego. Il y a une attention vigilante, la présence et une ouverture envers l’autre personne, sans vouloir quoi que ce soit. Ceci est obligatoire pour qu’une relation soit authentique. »

15. Tout ce que vous combattez vous rend plus fort, et tout ce à quoi vous résistez, persiste.

« N’offrir aucune résistance à la vie, c’est être dans un état de grâce, de facilité et de légèreté. Cet état ne dépend plus du fait que les choses soient comme ci ou comme ça, bonnes ou mauvaises.»

« Votre façon de réagir face aux autres, vous renforcent intérieurement. »

« Ce que vous combattez vous rend plus fort, et ce, à quoi vous résistez persiste. »

16. Le pouvoir sur les autres, c’est de la faiblesse déguisée en force.

« Le pouvoir sur les autres, c’est de la faiblesse déguisée en force. Le véritable pouvoir est à l’intérieur. Il est déjà votre. »

17. Toute dépendance commence par la douleur et finit par la douleur.

« Toute dépendance naît d’un refus inconscient à faire face à votre propre souffrance et à la vivre.
Celle-ci commence et finit dans la souffrance. Quelle que soit la substance à laquelle vous êtes accroché – l’alcool, la nourriture, les drogues légales ou illégales, ou bien une personne -, vous vous servez de quelque chose ou de quelqu’un pour dissimuler votre douleur. »

18. L’exclusivité n’est pas l’amour de Dieu mais, « l’amour » de l’ego.

« L’amour n’est pas sélectif, tout comme la lumière du soleil. Il ne fait pas en sorte qu’une personne soit spéciale. L’amour n’est pas exclusif. L’exclusivité n’est pas le propre de l’amour divin, mais celui de l’ego. Par contre, l’intensité selon laquelle le véritable amour est ressenti peut varier. Il se peut qu’une personne vous reflète l’amour qui est en vous plus nettement et plus intensément que les autres. Et si cette personne ressent la même chose face à vous, on peut dire que vous êtes en relation d’amour avec elle. Le lien entre vous et cette personne est le même que celui qui existe entre vous et la personne assise à côté de vous dans l’autobus, ou que celui qui existe entre vous et un oiseau, un arbre ou une fleur. Seul diffère le degré d’intensité avec lequel vous sentez ce lien. »

19. Cherchez à vivre avec authenticité.

« Les relations humaines authentiques deviennent impossibles lorsque vous vous perdez dans un rôle. »

« Être fidèle à une image que vous avez de vous-même ou que d’autre gens ont de vous est une vie inauthentique. »

20. Nous ne « voyons » pas Dieu tel qu’il est, nous voyons Dieu, comme nous sommes.

« L’homme créa Dieu à son image… »

21. La recherche est l’antithèse du bonheur.

« Ne cherchez pas le bonheur. Si vous le cherchez, vous ne le trouverez pas, parce que la recherche est l’antithèse même du bonheur. »

« Y-a-t-il une différence entre bonheur et paix intérieure ? Oui, le bonheur dépend de conditions qui sont perçues comme positives, pas la paix intérieure. »

22. Vous obtenez ce que vous donnez.

« Ce que vous faites pour les autres, vous le faites pour vous-même. »

23. Toute action est souvent mieux que pas d’action.

« Toute action est souvent mieux que pas d’action, surtout si vous avez été coincé dans une situation malheureuse pendant longtemps. S’il s’agit d’une erreur, à moins que vous appreniez quelque chose, dans ce cas, il ne s’agit plus d’une erreur. Si vous restez coincé, vous n’apprendrez rien. »

24. Si vous rendez la fontaine pure, tout sera pur.

« Si vous parvenez à concilier votre intérieur, le reste se mettra en place instantanément. Le besoin primaire réside à l’intérieur ; le secondaire est à l’extérieur. »

25. L’esprit est un superbe instrument s’il est utilisé correctement.

« L’esprit est un superbe instrument s’il est utilisé correctement. Cependant, s’il est mal utilisé, cela peut devenir destructeur. Pour être plus précis, vous n’utilisez pas vraiment votre esprit à tort, généralement, vous ne l’utilisez pas du tout. Il vous utilise. C’est la maladie. Vous croyez que vous êtes votre esprit. C’est du délire. L’instrument a pris le dessus sur vous.»

26. L’inquiétude est une perte de temps.

« L’inquiétude faite semblant d’être nécessaire, mais elle ne sert à rien. »

27. Si les structures de l’esprit humain restent inchangées, nous finirons toujours par recréer le même monde.

 

« L’humanité faite désormais face à un choix difficile : évoluer ou mourir.. Si les structures de l’esprit humain restent inchangées, nous finirons toujours par recréer le même monde, les mêmes mots, les mêmes dysfonctionnements. »


Il y a 7 niveaux de conscience à gravir pour se réaliser spirituellement.

 

Selon notre degré d’évolution personnelle et spirituelle, certains disent que nous avons 7 paliers à franchir…

Les gens se trouvent généralement au niveau 3, comme le confirme cette science issue d’une évolution spirituelle basée sur l’expérience propre.

Les 7 niveaux de conscience que l’on doit gravir afin de croître spirituellement vers la réalisation, c’est 7 niveaux d’évolutions spirituels vous aiderons à vous situer.

1. Le premier plan est le moins élevé.

C’est le plan de la conscience instinctive qui est proche de l’animal. L’être, sur ce, premier plan est primitif et cherche avant tout à satisfaire ses besoins sexuels et ne connaît pas l’amour. Il est totalement inconscient.

Il est relativement primitif au point de vue spirituel, c’est un niveau essentiellement matérialiste. La personne qui se trouve à ce niveau se complaît dans le matériel, c’est-à-dire l’accumulation des biens et l’assouvissement de ses besoins primaires et des plaisirs des sens. De surcroît, elle est convaincue que la mort est une finalité, qu’après la mort, il n’existe plus rien. Bien entendu, pour elle, l’existence de Dieu ou d’un être suprême quelconque n’entre mêmes pas dans l’équation.

2. Le deuxième plan  est celui de la conscience collective.

A ce niveau la personne développe son sens des relations humaines. Elle est plus sélective dans le choix de ses partenaires, mais plusieurs peuvent lui convenir. Elle ne connaît pas encore l’amour véritable, mais la copie. Elle est possessive et considère son partenaire comme lui appartenant. L’ego est très fort à ce niveau. Ce plan est émotionnel et c’est là que se situe la majorité de l’humanité de notre belle planète.

Il s’apparente aussi beaucoup au premier, les possessions matérielles sont encore dirigeantes, une pierre angulaire dans la vie de ces personnes. L’assouvissement des sens tient encore une place prédominante ; ces personnes ont d’ailleurs tendance à croire que la valeur des gens est proportionnelle aux biens qu’ils possèdent. Par contre, dans la majorité des cas, les personnes du second niveau d’évolution ou de conscience, croient en l’existence d’un être suprême, mais elles ont aussi tendance à créer un dieu qui sert leurs intérêts. Leur spiritualité est très rudimentaire et par conséquent leur image de dieu l’est aussi. On pourrait dire que ces personnes croient en Dieu au cas où… Celui-ci existerait. Cela dit, ces personnes adoptent (où entende adopter) une ligne de conduite non dénuée de principes.

3. Le troisième plan est celui du mental.

Là, l’individu situe son JE. Il commence à s’individualiser. C’est le plan du pouvoir personnel, de l’énergie, des idéologies (religieux, politiques, économiques). C’est le plan des leaders. Il fonctionne selon la dualité du mental (amour-haine, dominant-dominé, etc). C’est l’amour échange qui n’est pas le véritable amour, mais s’en approche. C’est le plan de la prise de conscience, de la réflexion. L’individu à ce niveau élargit ses connaissances, soit en ésotérisme, soit en spiritualité. Il prend conscience qu’il existe une autre dimension.

A ce niveau, on rencontre des gens qui accordent encore une certaine importance à l’aspect matériel, mais tout en croyant sincèrement en quelque chose. La majorité d’entre nous serait à ce niveau d’évolution ou de conscience, où les personnes semblent parfois assises entre deux chaises, amassant des biens matériels, sans toutefois y accorder la valeur ou l’importance que leur accorde les personnes des deux premiers niveaux, jouissant des plaisirs des sens, mais croyant en un Dieu, mais nous en remettant plus souvent qu’autrement entre les mains de ceux qui nous disent en qui il faut croire et ce qu’il faut croire.

4. Le quatrième plan est causal.

C’est le plan où vous pouvez vous connecter à votre âme. A ce niveau, vous pénétrez dans la partie de l’âme, celle de l’amour (l’amour spirituel). A ce niveau, vous pouvez vivre l’amour avec une âme-sœur. Votre partenaire est tellement proche de vous qu’il n’y a aucun effort à faire, aucune concession. L’AMOUR EST. C’est la fusion. C’est le plan des créateurs, des artistes, qui expriment la beauté sous toutes ses formes. A ce niveau, on a envie de donner et d’ETRE.

Ce niveau marque aussi le début d’une certaine  spiritualité. Les personnes qui ont atteint ce niveau ne sont plus préoccupées par l’accumulation de biens ; elles n’ont plus besoin de ce genre de preuve pour prouver leur importance ou justifier leur existence. Elles apprécient les plaisirs des sens, sans toutefois se laisser dominer par leurs émotions ou leurs passions ; elles perçoivent la totalité de leur nature et elles sont conscientes du lien qui existe entre le physique, l’intellect, les émotions et la spiritualité et elles assument leur responsabilité de leurs pensées, de leurs sentiments et de leurs actes. C’est le début de l’universalité de la conscience.

5. Le cinquième plan est celui de la super-conscience.

L’amour est manifesté et exprimé pleinement. C’est celui de la pensée symbolique. A ce niveau, on peut se passer de sexualité. C’est le niveau des grands comme Beethoven, De Vinci, Pythagore et… La seule partenaire possible est son âme-jumelle, son complément, son miroir. C’est le plan des guides spirituels, des Maîtres. Ses dons psychiques se développent naturellement, et elle accroît sa capacité de guérison. On atteint ce niveau par une illumination. Elle enseigne l’amour et guide l’humanité.

À ce cinquième plan, les personnes sont dotées d’une sensibilité très raffinée, elles perçoivent l’univers comme un tout ; elles sont conscientes des lois gouvernant notre univers et tente de les respecter le mieux possible. Elles ne repoussent pas l’aspect matériel des choses, mais, par contre, l’accumulation de biens n’est pas une préoccupation. Elles ont atteint un niveau où leur intuition joue un rôle important et elles arrivent à développer assez rapidement (et assez facilement) leurs dons psychiques et s’en servent volontiers, principalement pour aider les autres. Elles s’appliquent aussi, de façon diligente, à se débarrasser de leurs préjugés.

6. Le sixième plan est celui de la buddhi, ou conscience intuitive de l’âme.

A ce niveau l’être n’a plus d’ego, il n’est plus qu’une âme rayonnant d’amour et de lumière. Il est un message vivant de l’harmonie universelle. Il a réalisé le mariage mystique (union divine). Il représente Dieu sur terre. C’est l’ermite solitaire constamment dans la béatitude. Il n’a plus de personnalité, car il fait partie du Tout. Il est proche de la fusion définitive avec l’Esprit Éternel.

À ce sixième plan, l’Individu unifie ses sens et sa spiritualité. Il s’est pratiquement libéré de ses passions et ses émotions ne le contrôlent plus. Il est conscient de son corps physique, mais les biens matériels ne l’intéressent plus vraiment. Il fait d’ailleurs peu de cas des contraintes et des limites humaines et sa pensée devient universelle ; il s’est complètement libéré des préjugés. Il communique aisément avec les entités de l’au-delà, ainsi qu’avec son Moi supérieur ; il connaît les raisons pour lesquelles il s’est incarné dans cette existence et comprend les leçons qu’il est venu apprendre. Il est pleinement conscient de son évolution et du niveau de conscience qu’il a atteint, sans en faire tout un plat.

7. Le septième plan est celui du divin, de la conscience cosmique.

Le corps s’embrase, le feu monte dans les canaux éthériques et l’énergie divine vous transforme en Etre de Lumière. Vous tombez dans la conscience cosmique et l’illumination, et vous y restez pour l’éternité.

 

Il s’agit donc du niveau le plus élevé de l’évolution humaine. La personne qui y accède n’a plus qu’une préoccupation spirituelle, rien d’autre n’existe à ses yeux. Cette personne se situe en quelque sorte entre la matière et Dieu ; il n’est plus question pour elle de suivre les lois divines comme telle, parce qu’elles font partie de sa nature intrinsèque. Cette personne est-ce qu’on qualifie habituellement de Maitre, d’initié, c’est-à-dire quelqu’un qui a réussi la parfaite harmonisation entre le corps, l’esprit et l’âme. C’est un état très rare.